Le cathétérisme cardiaque
LE CATHETERISME CARDIAQUE
1/Introduction
A – Les angiographies
-angiographie : radiographie des vaisseaux sanguins après injection d’un produit de contraste iodé (car elle a des propriétés radio-opaque)
-artériographie : examen radiologique qui permet d’explorer les artères d’un organe ou d’une région de celui-ci après injection de produit de contraste.
-phlébographie : examen radiologique qui permet d’explorer les veines d’un organe ou d’une région de celui-ci après injection de produit de contraste.
-ventriculographie : angiographie du ventricule. On s’intéresse à la morphologie du ventricule et à sa fonction (contractilité, hypertrophie ?). elle est le premier temps d’une coronarographie.
-coronarographie : artériographie des artères coronaires avec visualisation de la lumière des artères par injection de produit de contraste dans une sonde placée à l’entrée des coronaires.
B – Cathétérisme cardiaque
C’est une méthode d’investigation cardio-vasculaire avec introduction d’une sonde opaque aux rayons X dans les cavités droites ou gauches du cœur. Dans une veine c’est un cathétérisme droit et dans une artère c’est un cathétérisme gauche.
2/Trajet de la sonde
A – Cathétérisme droit
Veine fémorale, veine iliaque, veine cave inférieure, oreillette droite, ventricule droit et artère pulmonaire.
On va donc pouvoir explorer les cavités droites (oreillette et ventricule) et des vaisseaux (artère pulmonaire). Les tracées cardiaques nous guident pour savoir où se trouve la sonde dan le cœur (la pression n’est pas la même dans l’oreillette droite, dans le ventricule droit et dans l’artère pulmonaire).
B – Cathétérisme gauche
Artère fémorale, artère iliaque, aorte abdominale, aorte thoracique, crosse de l’aorte, ventricule gauche ; ou crosse de l’aorte, ostia coronaires (qui sont à la racine de l’aorte).
Il permet d’explorer les cavités gauches (ventricule gauche, oreillette gauche) et des vaisseaux (aorte, coronaires).
3/But
A – Visée diagnostique
Par l’évaluation du muscle et des cavités cardiaques, des valves et des vaisseaux.
-mesurer les pressions et les débits
-pratiquer des angiographies, des biopsies
-découvrir des trajets anormaux
-prélever des échantillons sanguins
B – Visée thérapeutique
Par l’introduction d’instrument, de matériel.
-angioplasties : dilatation, endoprothèses
-valvuloplasties : comissurotomie mitrale
-fermeture d’orifices
-traitement endocavitaire des troubles du rythme et de la conduction
4/Avant l’examen
-informer le patient : avoir son consentement éclairé, lui expliquer le déroulement de l’examen, lui donner des informations sur les complications et le prévenir de survenues de bouffées de chaleur dues à l’iode.
-recueil de données
-si le patient est allergique à l’iode
-insuffisance rénale : pour la bonne élimination de l’iode, ce n’est pas une contre-indication mais il faut y faire attention
-personne à jeun depuis minuit en cas d’urgence chirurgicale
-préparation de la zone de ponction
-préparation du dossier complet :
-ECG -prothèse dentaire
-bilan coagulation -à jeun
-si traitement anticoagulant est bien arrêté
-prémédication 1h avant l’examen avec prise des paramètres
5/Pendant l’examen
-accueil et installation (contrôles de sécurité et mise en condition : voie veineuse périphérique
-préparation chirurgicale
-introduction du cathéter
-surveillance infirmière :
-ECG : à droite il y a des risques de troubles du rythme : tachycardie = matériel d’urgence à proximité
-tension artérielle : malaises vagaux = anxiété avec hypotension et tachycardie
-douleur
-signes cutanés et bouffées de chaleur par rapport à l’iode
-soin relationnel : diminue l’anxiété
6/Après l’examen
A – Cathétérisme gauche
-repos au lit 24h
-pansement compressif (10 minutes à 1 heure) + sac de sable
-prévention des risques plus importants
-surveillance locale de la jambe car si hémorragie : jambe gonfle
B – Cathétérisme droit
-repos 2-3h
-pansement compressif de 5 minutes sans sac de sable
-prévention des risques
7/Valeurs normales en mmHg
-oreillette droite 3-5 -oreillette gauche 8-12
-ventricule droit -ventricule gauche
systolique 25-30 systolique 120-150
diastolique 5 diastolique 7-12
-artère pulmonaire -capillaire pulmonaire 8-12
systolique 25-30
diastolique 8-15
moyenne 15-20
8/La coronarographie par cathétérisme gauche
Visualisation des artères coronaires par l’injection d’un produit de contraste iodé et grâce à des sondes spéciales placées à l’entrée de celles-ci. Elle permet l’évaluation de l’état des artères coronaires dans un but diagnostic et thérapeutique.
A – Intérêt
-but diagnostic : localisation des rétrécissements des coronaires
-but thérapeutique : examen systématique avant tout traitement de revascularisation (pontage, angioplastie coronaire).
B – Déroulement
-durée : 15 à 30 minutes
-salle de radio : arceau radiologique relié à une caméra
-cathétérisme gauche : technique de Seldinger et injection de produit de contraste contenant de l’iode
-anesthésie locale car l’aiguille de ponction est assez grosse
-ponction de l’artère fémorale avec utilisation d’un guide dans le cathéter
-le médecin enlève l’aiguille et à travers le guide il place le cathéter
C – Surveillance pendant l’examen
-ECG et pression artérielle : risque de trouble du rythme, douleur angineuse, malaise vagal lié à l’anxiété, hémorragie
-soin relationnel très important : informer le patient de ce qu’il se passe
-surveillance cutanée et bouffées de chaleur
-surveillance des débits des perfusions (voie veineuse périphérique)
D – Surveillance des 12 premières heures
-transmission sur dossier de soins
-surveillance :
-tous les ¼ d’h pendant 1h
-toutes les heures les 3 premières heures
-puis toutes les 3 heures jusqu’à la 12ème heure
-assurer le confort et la sécurité :
-accueil et installation
-lecture des transmission
-information de la personne : il n’a pas le droit de se lever car il y a un risque hémorragique, il faut qu’il essaie de ne pas bouger pendant au moins 1 heure mais le repos au lit strict dure 24 heures, s’il a envie de tousser il faut qu’il fasse compression sur son pansement.
-mettre à disposition le matériel et les objets
-assurer l’aide à la reprise alimentaire et hydrique (2 heures après ils peuvent commencer à boire et 6 à 8 heures après ils peuvent manger)
-aider aux soins d’hygiène et de confort
-s’assurer de la reprise de la diurèse (iode)
-dépistage des complications
-risque hémorragique
-application de la prescription médicale : repos au lit strict pendant 24 heures et ne pas plier la jambe
-information/sécurité : matériel proche de façon à ce qu’il n’ait pas à se lever
-surveillance locale (pansement, coloration du patient car si hémorragie il va être blanc, surveillance de la compression
surveillance tension artérielle et pulsations
-risque cardiaque
-réaliser un ECG sous prescription médicale et le montrer au médecin
-dépister la survenue d’une douleur précordiale : alerter le médecin
-risque infectieux
-principes d’hygiène et d’asepsie
-surveiller la température, le pansement
-risque de douleurs
-surveiller son apparition : évaluation
-douleurs variables : douleur dorsale, douleur pré-cordiale, douleur au point de ponction, douleur du membre
-application du traitement médical : en général 1g de perfalgan®
-risque d’ischémie du membre
-vérifier la compression
-surveiller la perfusion périphérique du membre : pouls pédieux et tibial postérieur, mobilité, coloration, chaleur, douleur.
-risque d’embol cérébral (AVC)
-surveiller l’état neurologique : troubles de la conscience, hémiplégie…
-risque respiratoire
-surveiller la respiration : fréquence, dyspnée, coloration
-surveillance du débit des perfusions
Merci à Elodie C. !

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