Les Prothèses
le 26/06/2007
Soins infirmiers
Les prothèses
La prothèse totale de hanche (PTH)
Définition :
Elle consiste à remplacer les deux versants usés de l'articulation (la tête fémorale et la partie creuse du bassin le cotyle).
Indication :
Lorsqu'il y a une coxarthrose, c'est une usure irrémédiable et définitive du cartilage de l'articulation Coxo-fémorale, pouvant entraîner une destruction progressive de la tête fémorale.
Symptôme :
Une douleur qui irradie de la cuisse jusqu'aux genoux, il peut y avoir une raideur au niveau de la hanche avec une claudication et une diminution dans l'amplitude des mouvements générant une impotence fonctionnelle.
ostéonécrose de la tête fémorale
C'est une mort cellulaire des différents composants de l'os, les os se nécroses.
Objectif :
Le but d'une prothèse de hanche et de remplacer tout ou une partie de l'articulation coxo-fémorale pour redonner des mouvements non douloureux de l'articulation est de redonner un certain confort aux patients.
Préparation du patient
la consultation d'anesthésie
autotransfusion différée
Electrocardiogrammes, bilan sanguin, traitement en cours, bilan infectieux, radio pulmonaire, radio de la hanche, allergies connues, arrêt de certains traitements (anticoagulants), bilan cardiologique, bilans dentaires, groupe + RAI (recherches d'agglutinines irrégulières), NFS, IONO, COAG.
La veille de l'intervention
Accueil du patient : Préparation psychologique, lui rappeler qu'il va être hospitalisé plusieurs jour et lui dire de mettre ces objets de valeur aux coffres des admissions.
Préparation de la zone : d'épilation de toute la cuisse et de la moitié du pubis.
Douche préopératoire à la BétadineÒ ou à l'Hibis scrubÒ
vérification du dossier
Prendre les paramètres : tension artérielle, pulsations, température.
Rappeler au patient qu'il sera à jeun à partir de minuit (ne pas boire, ne pas manger, ne pas fumer).
Le jour de l'intervention
Douche préopératoire à la BétadineÒ ou à l'Hibis scrubÒ
L'habiller avec une chemise d'opéré.
Lui mettre le bracelet d'identification.
Lui donner la prémédication.
Vérification du dossier une dernière fois.
Vérifiez au centre de transfusion sanguine si les culots de sang sont prêts.
Prise des paramètres.
Soins infirmiers en postopératoire
le retour en chambre
Avant le retour du patient, vérifier l'installation du matériel dans la chambre. Tout doit être du côté opéré table de nuit, sonnette, adaptable, …., plus lui installé un rehausseur dans les toilettes.
À son arrivée :
Vérifier l'état de conscience.
Prix des paramètres.
Évaluation de la douleur.
Surveillance orthopédique : sensibilité, chaleur, couleur, motricité, oedème, pouls pédieux.
Vérifier l'état du pansement.
Notez la quantité dans le redon.
Vérifier si le patient est porteur d'une sonde vésicale ou s'il a uriné en salle de réveil.
Les suites postopératoires
Refaire le pansement au bout de deux jours et ablations du Redon selon le protocole du service ou sur prescription médicale. Le pansement sera refait tous les deux jours et l'ablation des points entre 13 et 15 jours.
Le patient aura un bilan sanguin à la recherche d'une anémie et en surveillance des facteurs de coagulation.
L'ablation de la voie veineuse à J2 selon le protocole ou sur prescription médicale.
Le premier lever sera rapide à J2 pour éviter les risques liés à l'alitement. Il se fait toujours avec le kinésithérapeute qui lui explique comment se fait le lever. Il faut être présent au premier lever pour prendre la tension artérielle et intervenir en cas de malaise. Pour le premier lever vérifier que le patient a un fauteuil haut et ferme pour éviter le déboîtement de la prothèse.
La marche se fera au début avec des cannes et le patient doit porter des chaussures fermées. Indication d'un appui total, partiel ou sans appui et sur prescription médicale.
La sortie se fera entre J10 et J15 après l'intervention, soit, il retourne à son domicile avec une rééducation soit, il va dans un centre de rééducation.
Le patient sera porteur de bandes de contentions à chaque lever.
Les complications
Les risques thromboemboliques
Mise en place des bandes.
Levé rapide.
Traitement anticoagulant.
Le risque infectieux
Vérifier la température, vérifier le pansement.
Le risque hémorragique
Vérifier le taux d'hémoglobine, vérifier le pansement et la plaie, surveiller le Redon, risque d'hématomes.
Le risque de luxation
Bien connaître les mouvements affaires et à ne pas faire pour l'éviter.
Les mobilisations
Attention ces précautions sont à suivre pendant trois mois.
Garder la jambe dans l'axe.
Toujours mettre un coussin entre les jambes pour garder la cuisse dans l'axe si le patient veut dormir sur le côté ou pour le tourner dans le lit.
L'utilisation de la potence
S'accrochait à la potence est toujours utilisée la jambe valide pour faire le pont.
Le lever
Toujours se lever du côté opéré en utilisant la potence, et en soutenant le pied de la jambe opérée avec le pied de la jambe valide.
Pour s'asseoir au fauteuil
Prendre appui sur les bras, ne pas plier la jambe opérée, la garder droite dans l'axe et ne jamais croiser les jambes.
Pour ramasser un objet
Si le patient ne possède pas une pince, il doit se baisser en mettant au sol le genou opéré mais pas l'autre.
Si le patient doit conduire
S'asseoir et faire un mouvement de rotation comme pour le lever.
Les prothèses du genou
Définition :
Elle consiste à remplacer l'articulation du genou usé ou malades. Elle est composée de trois parties : une qui remplace la partie de l'articulation du fémur, une qui remplace la rotule, une qui remplace la partie de l'articulation du tibia.
Indication :
la gonarthrose
Elle résulte d'une dégradation du cartilage qui recouvre les extrémités des os s'emboîtant au niveau des articulations. Cette usure est responsable de douleur, de raideur, de claudication, elle limite l'amplitude des mouvements et génère une impotence fonctionnelle.
Consultation d'anesthésie.
Bilan sanguin, bilan cardiologique, bilan infectieux, électrocardiogrammes, autotransfusion, radio pulmonaire, radio du genou, groupe + RAI, bande de contentions, arrêt des anticoagulants.
La veille de l'intervention
Accueil, d'épilation, douche préopératoire, vérifier le dossier, prise des paramètres, précisés au patient d'être à jeun à minuit, pas de valeur les mettre au coffre.
Le jour de l'intervention
Douche préopératoire, chemise d'opéré, vérifier le dossier, pas de bijoux, pas de prothèses (lunettes, prothèses auditives, prothèse dentaire), vérifier le sang au centre de transfusion sanguine, pas de maquillage, pas de vernis, bracelet d'identification.
Les soins infirmiers en postopératoire
Le patient sera porteur d'une attelle de ZIMER, vérifier l'état de conscience, prendre les paramètres, surveillance orthopédique, vérifier que la jambe soit droite, vérifier le pansement qui ne soit pas trop série, que l'attelle ne soit pas trop serrée, notez la quantité du Redon, surveiller la diurèse.
Surveillance des suites opératoires
A J2, ablation du Redon, ablation de l'attelle de ZIMER, ablation de la perfusion, lever, marche avec de Cannes et appui complet, rééducation passive (kiniteck), sorti entre 8 à 15 jours après l'intervention soit au domicile avec rééducation, soit dans un centre de rééducation.
Le patient ne doit pas s'accroupir ou s'agenouiller, il doit éviter les torsions (faire attention à la danse.).
Les complications
précoce :
infections :
Surveiller la plaie, la température, les oedèmes, les rougeurs. En cas d'infection le chirurgien doit ouvrir la plaie, faire des prélèvements, faire un lavage à haute pression. S'il n'y a pas d'amélioration, dépose de la prothèse, immobilisation au ciment jusqu'à traitement complet de l'infection puis repose de la prothèse.
La thrombose :
Le patient est sous anticoagulants, ils portent des bandes de contentions, effectuer une surveillance orthopédique, faire des bilans sanguins réguliers toutes les semaines.
Les hématomes :
Si le Redon est inefficace, il peut y avoir des hématomes. Le traitement peut aller jusqu'à la dépose de la prothèse.
La raideur du genou :
Il peut y avoir formation d'adhérence, le traitement se fera par arthrolyse.
La nécrose cutanée :
La plaie cicatrise mal, le traitement peut être chirurgical.
Les complications tardives
L'infection :
Une infection maltraitée peut être à l'origine. Le germe va se fixer sur la prothèse.
Le décèlement :
La mobilité est anormale, générant des douleurs, nécessitant de ré intervenir.
Merci Jean C. !

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