Soins infirmiers aux patients porteurs d'ostéosynthèses
cours du 15/05/2007
Soins infirmiers aux patients porteurs d'ostéosynthèses
Définition
C'est une remise en place des fragments osseux en position anatomique et dont la fixation se fait à l'aide d'outils métalliques permettant la formation d'un cal osseux.
La population
- Les patients non opérés
- Les tractions
Elle se fait par l'intermédiaire d'une broche, d'un étrier et d'un poids correspondant au 7ème du poids du corps de patient.
- L'attelle de Bopp
Utilisé pour les fractures du tibia et du péroné, en tractions transcalcanéenne.
- L'attelle de Rieunau
Utilisé pour les fractures du col du fémur et du cotyle.
- L'attelle de Mourgue
Utilisé avec un système de traction collée pour les fractures du col du fémur.
Au niveau de traction il faut savoir qu'elles s'opposent au bloc sous anesthésie locale le plus souvent et vérifier que les poulies soient dans l'axe, vérifier que le poids ne touche pas le sol, vérifier que le pied soit en angle droit, éviter d'enlever le poids sinon il faut exercer une traction manuelle.
Les soins infirmiers
Connaître la mobilisation
Pour l'attelle de Rieunau, il faut être au moins deux personnes.
- Pour un patient jeune il put utiliser une potence est s'aider de son entrejambe.
- Pour les personnes âgées, après les explications, à deux soulevait le bassin de chaque côté.
- Pour une personne corpulente, promet le malade après avoir enlevé l'attelle.
Les complications
- Cutanées
- Les escarres : Hygiène et prévention +++ tout le long de la jambe face postérieure et le siège, alimentation riche en protéines, boire beaucoup, surveiller les excoriations s'il y en a, surveiller les phlyctènes.
- Thromboemboliques : surveiller le signe de la thrombose, il est très important que le patient soit sous anticoagulant.
- Pulmonaire : un encombrement bronchique peut se faire suite à une stase des sécrétions pulmonaires, apparition de la tout, l'intervention sera retardée.
- Urinaire : le fait d'être alité, l'élimination de l'urine se fait moins bien. Le risque d'infection urinaire est important, insisté pour que le patient à boire beaucoup.
- Digestives : constipations liées au décubitus, surveiller les selles, car risques d'occlusion. Lui apporté une alimentation riche en fibres.
- Complications infectieuses : peuvent être général, urinaire, pulmonaire, cutanées. Toute infection va retarder d'un tension.
Pour l'intervention
Vérifier que le patient ait un bilan sanguin : NFS, IONO, COAG, groupe + RAI (recherche d'agglutinines irrégulières), ECG, radio pulmonaire.
Préparation du patient
- Rasage
- préparation psychologique du patient
- veillez à ce que la famille soit prévenue
- lui expliquer qu'il sera à jeun partir de minuit
- le jour de l'intervention vérifiait que le dossier est prêt
- faire une toilette à la BETADINE SCRUB ou à L'IBISCRUB
- vérifier l'absence de prothèses (lunettes, auditive, dentaire)
- prendre les paramètres (pouls, tension artérielle, température)
Les soins infirmiers aux patients opérés
- le retour en chambre
- l'accueillir et être présent
- l'installer, mettre en place un coussin.
- Vérifier l'état de conscience (réveil, ouvre les yeux, s'il répond)
- prendre les paramètres (pouls, tension artérielle, température)
- Vérifier le membre : couleur, chaleur, œdème.
- Vérifier le pansement : s'il est collé, taché (faire le tour des taches avec un feutre),
- Si le patient est porteur d'un redon, notait la quantité pour évaluer la perte sanguine, vérifier l'aspirations.
- Évaluer la douleur entre 0 et 10
- Vérifier si le patient urine (le mettre à disposition la sonnette, urinal) ou si il y a présence d'une sonde vésicale.
- Vérifier la perfusion (retour veineux), aspect du point de ponction.
- Vérifier le dossier pour savoir si le patient a le droit de boire, de manger, et les traitements prescrits.
- Surveillance toutes les heures pendant cinq heures puis toutes les deux heures.
Soins et surveillance postopératoire
- Toutes les heures puis toutes les deux heures et le lendemain une fois par équipe prendre les paramètres (pouls, tension artériel, température, État du pansement, Redon, urines).
- Si le patient bouge le pansement peut se décoller
- Il peut y avoir un bandage, vérifier qu'il ne soit pas trop serré.
- Notez la quantité dans le Redon, s'il est plein, le changeaient.
- Le lendemain, surveillance biologique : NFS, COAG.
- Dans les jours à venir, surveiller la reprise du transit.
- L'alimentation sera reprise le lendemain, parfois le soir même le faire très attention.
Les complications
- cutanées : escarres
- thromboemboliques
- Risque hémorragique : Pansement, Redon, hémoglobine.
- Risque infectieux : température, état du pansement, plaie inflammatoire.
- Constipations : attention au décubitus.
Rééducation
c'est toujours le chirurgien qui donne des consignes.
- Fractures du fémur : l levé à J2 avec appui partiel ou total, à J4 marchent avec des béquilles.
- Fractures du col du fémur : levé à J2 avec soit appui partiel, complet ou sans appui. A J4 marches avec déambulateur.
- Fractures du tibia ou du calcanéum : levé à J2 pour la mise au fauteuil, alterner les changements de position du membre (horizontal et vertical).
Cas particulier
le fixateur externe
C'est un montage associant des broches transfixantes, introduite par voie percutanée est unifiée entre elles par du matériel extracorporel. On les trouve surtout pour les fractures ouvertes, les fractures du bassin ou les gros fracas osseux.
But
assurer la stabilité du foyer de fractures et assurer un effet antalgique du fait de l'immobilisation du foyer fractures.
La principale complication sera l'affection du fait du contact extérieur avec l'os, mais les autres risques existent toujours. Le patient peut être levé et marché sans appui.
Merci Jean C. !

Commentaires
marie le 30/11/2007 à 22:08:17cours intressant mais mais il faut corriger le dernier paragraphe: la principale complication sera l'infection et non pas l'affection...