Les symptômes des troubles névrotiques - La clinique des névroses

Les symptômes des troubles névrotiques

La clinique des névroses

 

 

Le mot névrose fut inventé par CULLEN au 17ème siècle, mais celui à qui nous faisons référence quand nous parlons de névroses, c'est FREUD.

Définition

Trouble non psychotique (car non discordant), chronique, résultant de l'expression symptomatique d'un conflit interne psychique de nature sexuelle dont il représente une solution particulière : le symptôme marque ainsi le « retour du refoulé » qui s'associe à des symptômes d'angoisse.

 

La découverte de FREUD, le conflit intra psychique de nature sexuelle : pendant la phase du complexe d'œdipe, l'enfant est partagé entre son désir et le principe de réalité (1er conflit) (désir du parent de sexe opposé et confrontation avec le parent de même sexe). Dans la résolution du complexe d'œdipe, l'enfant finit par intégrer qu'il ne pourra pas obtenir l'objet de son désir et donc le conflit se devient désir et interdictions que l'enfant s'impose lui-même, c'est la constitution du surmoi et le conflit devient intra psychique. Entrée dans la phase de latence.

 

Le retour du refoulé : à l'adolescence le conflit revient et on s'aperçoit que l'on ne peut jamais le mettre complètement de coté, à chaque fois que l'on rejète le conflit il s'accompagne de signes d'angoisses (si je refoule le conflit je vais mal).

 

Le DSM 4 (diesease statistique manuel)

C'est une conception complètement athéorique de la psychiatrie et purement restrictive.

 

C'est un outil de classification qui représente le résultat actuel des efforts poursuivis depuis une trentaine d'années pour définir de plus en plus précisément les troubles mentaux.

L'approche adoptée par le DSM-IV vise à éliminer l'interprétation dans l'établissement du diagnostic. Pour y parvenir, des critères diagnostiques précis ont été définis. Quatre types de critères sont décrits :

 

·        les caractéristiques descriptives du symptôme visé

·        sa fréquence ou sa durée

·        l'âge auquel il est apparu

·        Des critères d'exclusion basés sur la présence d'autres diagnostics.

Il amène à identifier les troubles suivant :

 

  • Trouble anxieux
  • Trouble somatoforme
  • Trouble dissociatif
  • Trouble sexuel
  • Trouble dysthymique ( maladie chronique caractérisée par l'alternance de périodes de dépression et de périodes d'hyperactivité à ne pas confondre avec les bipolaires)

Quelques définitions

L'inquiétude

C'est un état de crainte, d'attente, d'incertitude, le plus souvent attente d'un résultat, de la résolution d'une situation (état de santé, examen).

La peur

Réaction émotionnelle induite par un danger réel et objectif qui permet la fuite du danger ou son affrontement. Elle est pathologique lorsqu'elle entraîne une sidération motrice, une réaction végétative trop importante (lipothymie, la diarrhée motrice, syncope), ou une réviviscence de la situation à distance (état de post-traumatique).

Anxiété

C'est un état de vigilance douloureux concernant une crainte plus ou moins nette : sentiment d'alarme, d'attente,  d'appréhension d'un danger plus ou moins vague. L'anxiété apparaît illogique, irrationnelle, disproportionnée par rapport aux risques encourus par le sujet.

L'angoisse

C'est une peur sans objet, subjective qui induit un état de d'hyper vigilance douloureuse, concomitant, de manifestation somatique.

 

L'aspect qualitatif de la névrose amène à consulter.

L'aspect quantitatif de la névrose : la norme c'est d'être névrosé, mais de mélanger les différents traits névrotiques, fonctionner sur un type de névrose détermine l'aspect pathologique.

Les types d'angoisse

 

§         Angoisse de morcellement du psychotique

§         Angoisse d'abandon de l'état limite

§         Angoisse de castration

La névrose hystérique

 

Dans le développement normal il y a un stade hystérique.

Aspect historique et positionnement de l'hystérie (de –1800 av JC à +1800)

Hystérie vient du mot grec qui veut dire utérus. Pendant longtemps dans l'histoire l'hystérie est associée à une pathologie féminine. Les pathologies des femmes venaient de leur utérus qui été mobile et quand il se déplace il donne des pathologie (ex quant il se déplace vers le cœur il donne des pathologies cardiaques).

 

L'intrication de la position de la femme dans la société : l'homme est d'essence divine et la femme est reléguée à une position animal à cause de son utérus. La femme est un sous homme et est elle un animal amélioré ?

 

Plusieurs personnes ont écrit sur le rôle supposé de l'utérus et les TTT étaient à la hauteur des théories de l'époque. Quelque chose de mobile doit être traité par quelque chose de mobile et notamment les fumigations soit par voie nasale soit par voie locale.

 

Dans l'antiquité les hystériques étaient des malades, avec le moyen âge elles sont devenues des possédées (rôle de l'inquisition) et traitées par le bûché…..

 

Avec le siècle des lumières, les hystériques ont deux destins possibles soit le couvant si les familles ont les moyens, soit l'asile d'aliénés (personnes attachées)

 

1850 avec Jean Martin CHARCOT (médecin neurologue de l'époque) les hystériques sont dans les mêmes pavillons que les épileptiques. Ils les séparent pour en faire une maladie à part entière, mais il est resté sur la même théorie avec une petite différence ce n'est plus l'utérus mais les ovaires, il décrivait des zones hystérogènes dans les ovaires. Quand ces zones étaient stimulées cela déclenchait les crises d'hystéries ! Il à même inventait un fixateur d'ovaires.

 

Il faut attendre les travaux de BABINSKI, qui va faire comprendre que les hystériques sont des simulatrices pour les envoyer en psychiatrie et plus en neurologie. Car les patients hystériques sont capables de simuler les mêmes signes que les autres maladies à l'occasion de crises, c'est la pathomimie, la capacité à simuler les signes des autres maladies qu'ils croisent.

 

L'arrivée de FREUD qui est un neurologue au départ et qui vient voir chez CHARCOT la pratique de l'hypnose chez les hystériques et qui va assez vite s'éloigner de cette théorie pour inventer la psychanalyse.

Il existe des hystéries masculines, mais CHARCOT les décrivait comme de l'hypochondrie pour les sortir complètement du domaine de l'hystérie mais il à quand même décrit des hystéries avec des zones testiculaires qui pouvaient déclencher la crise.

 

Exemple clinique : DON JUAN

 

Séduire/abandonner/répéter

Séduire/échec/répéter

Séduire ou être séduit/dépression/répétition

 

La répétition signe le Traumatisme avec un (T) pour le Traumatisme psychique en opposition au traumatisme extérieur avec (t) c'est une convention psychanalytique.

 

La théorie du traumatisme et de la séduction originaire de l'hystérie

La théorie de FREUD, c'est que toutes les hystéries sont victimes d'un traumatisme d'ordre sexuel dans l'enfance. C'est une théorie qu'il à maintenue pendant 10 ans. A la suite de quoi il a émit la théorie du Traumatisme, le Traumatisme est d'abord psychique et pas réel.

Mécanismes des symptômes

 

Fixation : l'hystérie peut s'organiser dans la dépression permanente ou la séduction permanente, il se fixe à un des deux tempos.

 

« Après coup » : c'est l'apparition d'un Traumatisme longtemps après un traumatisme original parce que les circonstances le rappel.

 

Conversion : il n'y a pas de lésion anatomique

 

Angoisse : annonce le retour du refoulé

 

Histoire du sujet

Patient ayant un parcours jalonné d'un lourd passé médical et/ou chirurgical, conduite d'échec répétitive difficulté à se rappeler de son passé, discours flou, imprécis.

 

Clinique de la névrose hystérique

manifestations psychiques variées et variables

symptôme de conversion

perturbations du caractère

 

Manifestations psychiques

  1. manifestations dissociatives

amnésie psychogène, fugue, amnésique, état second,

Dépersonnalisation, altération du sentiment d'être et avoir un corps.

État crépusculaire, affaiblissement de la conscience, onirisme, étrangeté

état somnambulique

 

  1. affection mentale

v     dépression

v     délire

v     démence

 

troubles conversifs

Ce sont des troubles somatiques transitoires ou durables, mais sans support anatomo-clinique.

 

v     absence d'atteinte organique

v     absence de contrôle volontaire du sujet

v     Bénéfice secondaire (discutable) : obtenir l'attention de la famille, du médecin, obtention d'arrêt de travail,…

v     influence de l'entourage et où des événements dont le sens et par définition inaccessible car refoulée

v     Le sujet vit son symptôme avec une belle indifférence : bénéfice primaire par la baisse de l'angoisse

v     Des manifestations aiguës « spasmophilie », « Crise de nerfs » crise caractérielle, lipothymie, cas de crises d'épilepsie, pseudo coma ne respectant pas la sémiologie neurologique.

 

Grande attaque de Charcot : le sujet mime une crise d'épilepsie généralisée.

 

Manifestations durables

v     motrices :

Paralysie, troubles de la phonation, troubles de la marche, de l'équilibre, mouvements anormaux, contractions musculaires.

 

v     Sensorielle :

visuelle, rétrécissement du champ visuel, diplopie,

auditive : acouphènes,

agueusie,

sensitif : hypoesthésie ou anesthésie, hyperesthésie, algies, céphalées, cervicalgie

 

v     Neurovégétatif :

Spasmes, hoquet, boule oesophagienne, vomissements et nausées.

 

v     Troubles du caractère et du comportement

§         Au plan sexuel : répétition de la séduction

§         Au plan thymique : névrose d'échec

 

L'hystérie aujourd'hui

§         peu de grandes crises, d'état dissociatif (amnésie brutale)

§         pathomimie

§         troubles du caractère et état dépressif +++

§         imagerie cérébrale actuelle (plus elles sont précises, plus elles sont significatives)

 

traitement :

le reconnaître

médicaments :

v     anxiolytiques

v     antidépresseur

v     Thymo régulateur (régulateur de l'humeur)

v     bêtabloquants (avlocardyl) (attention)

psychothérapie, psychanalyse (++)

hypnose (?!)

acupuncture, relaxation, sophrologie (++)

 

névrose traumatique ou état de stress post-traumatique «PTSD »

 

Définition :

État réactionnel d'expression névrotique qui regroupe les symptômes névrotiques d'apparition secondaire à un événement ou une série d'événements pénibles à supporter ou impossible à penser (séparation, deuil, accident, violent, guerres, catastrophes naturelles,...) Événements violents, soudain, face auquel le sujet se sent impuissant entraînant un état de peur d'intensité majeure.

 

Les aspects historiques du PTSD

 

l'état de stress aigu ou traumatisme initial

État de sidération psychique

désorientation temporo-spatiale

comportement itératif ou erratique, inadaptés

état d'agitation

 

conditions favorisant l'apparition

absence de blessures physiques

surprise

pathologie psychiatrique préexistante

défaut de mentalisation ou troubles de la personnalité (état limite+++)

 

Le PTSD

Le tableau clinique apparaît parfois après un temps de latence variable, à la suite du traumatisme

 

Phase de latence

v     de quelques heures à plusieurs mois

v     symptômes spécifiques

v     syndrome de répétition

v     insomnie cauchemar récidivant (réveil au  cours de cauchemar)

v     le sujet revit le traumatisme flash-back

v     souvenirs hallucinatoires

 

v     Conduite d'évitement

v     décharge émotive (tremblements, larmes, agitation) rumination obsédante

v     Réaction de sursaut, de peurs exagérées, hypersensibilité aux stimuli

 

symptômes non spécifiques

crises d'angoisse, anxiété permanente, symptômes phobiques (conduite d'évitement de tout ce qui rappelle le traumatisme)

 

Remaniement de la personnalité

Régression de la personnalité entraînant une dépendance affective attitude passive, infantile, Revendication caractérielle de la considération et de réparation.

 

Traitement

§         précoce (cellule psychologique d'urgence (CUMP))

§         médicaments

o       anxiolytiques (benzodiazépines)

o       antidépresseur

§         psychothérapie pour verbaliser, hypnose, narcoanalyse

§         thérapie comportementale (TCC)

§         psychothérapie soutien

 

Évolution
  • dépression
  • troubles de panique
  • état anxieux
  • hypocondrie, sinistrose

 

Névrose de transfert

c'est le moteur de la cure psycho analytique dite cure type

 

le but de la cure type

Me Dubois à la place du ça, en s'appuyant sur le cadre, le transfert et le contre-transfert.

 

Définition

le cadre

allongé, l'analyse et ne voit pas l'analyseur.

Les sciences ont toujours la même durée

toujours le même jour

toujours à la même heure

toujours au même prix

 

le transfert et la névrose infantile

Répéter avec des personnes le comportement que l'on avait avec ses parents.

 

Son actualisation dans la névrose de transfert

 

Réticences et les résistances

 

le contre-transfert

Ce sont les éprouvés de l'analyste vis-à-vis du contenu de l'analysant.

 

Les interprétations du transfert et dans le transfert

 

variante lacanienne

face-à-face ou allonger

fin de l'analyse

 

Merci Jean C. !



Article ajouté le 2007-05-16 , consulté 1085 fois

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