Soins infirmiers auprès d'une personne présentant une affection rhumatologique

SOINS INFIRMIERS AUPRES D’UNE PERSONNE

PRESENTANT UNE AFFECTION RHUMATOLOGIQUE

 

 

 

            La rhumatologie est la discipline consacrée aux maladies rhumatismales et ostéo-articulaires.

            -douleurs

            -enraidissement qui entrave le bon fonctionnement de l’appareil locomoteur

            -besoin de se mouvoir perturbé

            -perturbation des autres besoins par réaction : être propre, s’habiller,…

            -réactions infirmières rapides, efficaces et adaptées compte tenu de la durée moyenne de séjour (2-3 jours).

 

            Le rhumatisme recouvre des maladies très diverses :

-affections du squelette (ostéoporose, ostéomalacie, rachitisme, maladie de Paget…)

-affections dégénératives ou liées à l’effort (arthrose, hernie discale…)

-affections inflammatoires (polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante, lupus…)

-affections péri-articulaires (tendinites)

-affections musculaires (claquages…)

-infections (spondylodiscite : infection du disque inter-vertébral ; infections osseuses…)

-affections microcristallines (goutte, chondrocalcinose…)

-affections hématologique ou tumorales (myélome, métastases osseuses, cancers des os…)

 

Etablissement de diagnostic :

            -de nombreux examens radiologiques et explorations :

                        -IRM

                        -scanner

                        -scintigraphie osseuse : examen qui procède par injection de produit radioactif opaque ayant une affinité pour les os (dure environ 4h, le produit n’ayant d’effet que 3h après l’injection).

                        -radiographies

                        -électromyogramme

 

            -de nombreux bilans sanguins :

                        -cf tableau

                        -biopsies…

 

 

            1/La polyarthrite rhumatoïde

                        A - Généralités

 

            Elle est fréquente (1% de la population) à prédominance féminine. C’est une maladie auto-immune, c’est-à-dire que le corps développe des anticorps dirigés contre lui-même, qui atteint les articulations des membres en s’attaquant à la membrane synoviale. L’hypothèse de l’origine de cette maladie est peut-être une prédominance génétique accompagnée d’une rencontre avec un agent infectieux qui déclencherait ainsi la polyarthrite rhumatoïde.

 

 

 

            Il y a 30% de formes bénignes (douleurs, gène fonctionnelle) et 20% de polyarthrites rhumatoïdes destructrices. Cette maladie débute en général vers 40-60 ans et touche de nombreuses articulations. Elle engendre des déformations caractéristiques et peut atteindre d’autres tissus conjonctifs comme la peau, les tendons ou les poumons dans des formes graves.

 

                        B – Diagnostic 

 

-vitesse de sédimentation élevée

-CRP

-douleurs à prédominance nocturne et matinale (« déverrouillage matinal »)

-signes inflammatoires

-signes immunologiques

-radiologie : érosions osseuses, pincement des interlignes articulaires…

 

            2/Actions IDE

                        A – Traitement médical

 

-corticoïdes (attention aux effets secondaires) : petites doses

-anti-inflammatoires non stéroïdiens (attention aux risques d’ulcères gastriques)

-anti-douleur

-traitements de fond : sels d’or, plaquenil, salazopyrine, methothrexate…

 

            Tous ces traitements nécessitent une surveillance du bilan sanguin (risques d’atteinte médullaire, hépatique, traitement (immunodépresseurs) et urinaires (protéinurie)).

 

-infiltrations locales de cortisone directement dans les articulations

 

                        B – Kinésithérapie – ergothérapie

 

-prévention des déformations

-fabrication d’orthèses (souvent de repos)

-apprendre à vivre « avec » le handicap (beaucoup de discussions)

-donner des aides techniques et de la documentation

 

            Une collaboration est nécessaire entre les kinésithérapeutes et les IDE, afin de répondre au mieux aux besoins des patients. (collaboration aussi avec les podologues).

 

                        C – Accompagnement psychologique

 

-risque de problèmes sociaux, familiaux, de travail, de position sociale…

-angoisse liée à la vie future (désir d’enfant, voyage, vie sociale…)

-évaluation de ce que le patient a compris de sa maladie, de son traitement, de surveillances à réaliser…

-aide des associations (A.F.L.A.R.)

-aide ponctuelle du psychiatre sur prescription médicale.

 

 

 

 

                        D – Les nouveaux traitements, l’espoir

 

-Les anti-TNF ALPHA (biothérapie : médicaments issus du vivant : protéines)

 

            -La définition : anticorps monoclonaux (protéines) qui reconnaissent et se lient à d’autres protéines spécifiques. Les substances actives des traitements se lient à une protéine présente dans l’organisme appelée TNF-ALPHA, ou facteur de nécrose tumorale, qui est impliquée dans le processus inflammatoire. L’anti-TNF va donc avoir une action anti-inflammatoire puissante. (arrêt des douleurs et des déformations).

 

            -Les traitements :

                        -rémicade : en perfusion toutes les 6 ou 8 semaines, le traitement est calculé en fonction du poids donc très cher (500€ le flacon). Des contrôles sanguins sont systématiques avant l’injection : contrôle infectieux et inflammatoire.

 

                        -enbrel : injection sous-cutanée, 2 fois par semaine, la première injection se fait dans l’unité et il y a un suivi en consultation.

           

                        -humira : injection sous-cutanée, 2 fois par mois, la première injection se fait dans l’unité et il y a un suivi en consultation.

 

            -Les risques :

                        -risques allergiques (protéines humaines et animales)

                        -30% de souris dans le remicade : risques majeurs

                        -risques moindres pour enbrel et humira : entièrement humanisés mais plus de risque d’allergies du fait de l’injection sous-cutanée : réactions locales

                        -risques infectieux (baisse de l’immunité)

                        -gros travail d’éducation des patients (leur apprendre à se faire l’injection eux-même)

                        -autres risques :            -anti-TNF ALPHA et cancers

                                                           -anti-TNF ALPHA et grossesse

                                                           -fatigue, nausées, troubles digestifs, céphalées, aggravation d’insuffisance cardiaque.

 

            3/Evaluation de la douleur

 

            On recherche :

 

1)  Le type de douleur : aiguë, chronique, osseuse, neurologique, articulaire…

 

2)  Les données relatives à la douleur :

            -échelles de douleur

            -informations relatives à cette douleur (observation du soignant : mimiques et postures, ce que dit le patient)

 

 

 

 

 

 

            4/Les traitements de la douleur

 

1)  Pharmacologiques

            -antalgiques groupe I : aspirine, paracétamol, AINS

            -antalgiques groupe II : codéine, associations (efferalgan codéiné)

            -antalgiques groupe III : morphine et dérivés

            -antidépresseurs

            -myorelaxants

            -anti-épileptiques (pour les douleurs neurogènes)

 

2)  Stimulations thermiques 

-le froid (vessie de glace)

-le chaud (bouillottes, douches chaudes, couvertures chauffantes)

 

3)  Kinésithérapie

 

4)  L’approche psychologique

-la relation soignant/soigné

-l’aide du psychiatre

-la relaxation

-les massages

 

5)  Le travail d’équipe

 

6)  Les autres méthodes

            -acupuncture

            -service anti-douleur : électrothérapie…

 

Merci à Elodie C. !



Article ajouté le 2007-05-11 , consulté 744 fois

Commentaires


Globine le 11/05/2007 à 08:03:11
Merci Elodie.

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