L'hémoculture
L’hémoculture
I. Quoi ?
L’hémoculture consiste à mettre en culture sur des milieux adéquats, une certaine quantité de sang prélevé sur un sujet afin de mettre évidence des microorganismes vivants circulants dans le sang. (le sang est normalement stérile)
II. Qui ?
L’IDE, son rôle est de connaître la finalité de l’examen prescrit afin de pourvoir informer le patient sur le déroulement de et le pourquoi de cet examen. Son rôle aussi de respecter les procédures, afin de garantir un prélèvement de qualité mais aussi la fiabilité des résultats et de connaître les valeurs normales de cet examen pour en repérer les valeurs anormales.
III. Pourquoi ?
L’hémoculture permet de mettre en évidence des bactéries ou des champignons afin de permettre l’élaboration d’un diagnostique médical. Elle permet aussi au médecin d’instaurer un traitement adapté grâce à l’antibiogramme transmis avec le résultat, il permet aussi au médecin de s’assurer de l’efficacité d’un traitement antibiotique.
IV. Quand ?
Sur prescription médicale, dans le cadre de bactériémie, en cas de fièvre > 37.5°C le matin et à > à 38°C le soir, lors de pic fébrile, lors de frisson, en cas d’hypothermie < à 36°C, le médecin peut être amené à demander les hémocultures en cas de fièvre modérée, car il existe des septicémies à gonocoques. En principe elles sont prélevées avant tout TTT ATB, mais ces ATB peuvent être engager avant dans le cas dans les cas sévères.
V. Ou ?
L’hémoculture se fait en prélèvement veineux ou ponction veineuse est la 1ère étape de l’analyse biologique, il va conditionner la qualité du résultat final, il doit être effectué avec le plus grand soin, en respectant les règles strictes des critères de qualités (voir cours ponction veineuse), la ponction veineuse est la technique la plus fiable est la plus courante, car il y moins de risque de contaminer le prélèvement.
VI. Comment ?
En général on effectue 3 séries d’hémocultures, espacées de une à trois heures, afin d’augmenter les chances d’isoler les microorganismes responsables de l’état septicémique. Médecin peut être amené à réduire l’intervalle entre les hémocultures. Une série d’hémoculture est constituée de deux flacons
§ Falcon aérobie
§ Flacon anaérobie
Ces flacons doivent êtres prélevés de façon aseptique.
1) Préparation du matériel
Sur un plateau propre et désinfecté pour poser le matériel
2 flacons d’hémocultures (aérobie et anaérobie)
1 garrot
1 dispositif de ponction
des bons de laboratoire et des sachets de transport
des gants stériles
2) Asepsie
Des compresses stériles
1 décontaminant (selon le service)
1 pansement ou compresse et sparadrap hypoallergénique
pour la sécurité de l’IDE
1 container d’élimination OPCT pour éviter de re capuchonner l’aiguille
vérifier le matériel
vérifier l’intégrité des flacons, la date de péremption
vérifier la ou les prescriptions médicales
préparer les documents de laboratoire
lavage hygiénique des mains et des avants bras
préparation du patient
prévenir le patient et lui expliquer le déroulement
installer confortablement le patient
si nécessaire reprendre la température
observer l’aspect des veines pour choisir le site ponction
S’il a une perfusion, le piquer au bras opposé
L’examen
Désinfection en 4 temps (selon le protocole dans les services)
Mettre les gants
Mettre le garrot
Faire la ponction à l’endroit le plus approprié
Prélevé en 1er le flacon aérobie
Puis le flacon anaérobie (très important)
Laisser couler le sang jusqu’au repère sur le flacon
Enlever l’aiguille sans re capuchonner
Prévenir le patient de la fin de l’examen
Jeter le matériel souillé
Enlever les gants et se laver les mains
Acheminement des flacons
Etiqueter les flacons au pied du lit du patient par la personne qui prélève
Numéroter les flacons N° 1/3 N° 2/3 N° 3/3 et noter la T°
Mettre l’étiquette du patient sur le bon de laboratoire
Y inscrire la T°, les frissons, heure du prélèvement et le N° des hémoculture
Faire les transmissions écrites
Et mettre les flacons à l’étuve
Surveiller le point de ponction (apparition de saignement ou d’hématome)
VII. Le résultat
Résultat anormal, présence de germes à l’examen direct, puis mis en culture pour antibiogramme.

Commentaires
laurence le 03/02/2008 à 23:30:36je ne vois pas l'intêret de mettre des gants stérils si c'est pour installer le garrot ensuite: la logique voudrait qu'on mette le garrot, puis que l'on mette les gants stérils ensuite...