Les infections urinaires

Les infections urinaires

 

Les urines sont un produit de dégradation produit par les reins.

Epidémiologie

 

Elles sont très fréquentes, et concerne le contenant (les structures anatomiques elles même, reins, uretères) ou les urines elles-mêmes avec un tableau très varié.

 

  • C’est une pathologie très féminine 20 %des cas au début de l’activité sexuelle et à la ménopause
  • Les hommes après 50 ans, pathologie prostatique
  • 20 à 30% des cas du fait de mal formation

 

c’est la pathologie nosocomiale la plus fréquente

 

Le germe le plus souvent responsable d’infection urinaire est l’Escherichia Coli (E.Coli).

Physiopathologie

C’est infection ascendante (les germes remontent le long des voies urinaires), l’E.coli est une entérobactérie présente en très grand nombre dans le rectum. Compte tenu de la faible distance chez la femmes entre le rectum et le méat urinaire (5 à 6 cm), on comprend bien le fait que se soit une pathologie qui touche plus particulière les femmes.

 

Prostatite : infection urinaire masculine, se produisant avant la vessie au niveau de la prostate.

Cystite : infection urinaire se produisant au niveau de la vessie.

Pyélonéphrite : infection urinaire se produisant au niveau des uretères et des reins.

 

Facteurs physiologiques

Le flux permanent : la production d’urine se fait en continu, ce qui permet de limiter la progression des germes, à cela s’ajoute la fréquence des mictions, qui permet « un nettoyage » et favorise l’élimination des germes. Cela à replacer dans le contexte anatomique et compte tenu des moyens de défense de l’organisme.

 

Facteurs favorisant les infections urinaires

Les anomalies de l’appareil excréteur (paraplégie, tétraplégie,…)

Les corps étrangers (sonde urinaire, lithiase,…)

Les facteurs loco-régionals (affection cutanée, constipation, rapport sexuel, …)

L’état physiologique (vieillesse, grossesse,…) ou pathologique

 

Signes cliniques/diagnostique :

Les signes isolés : ce sont la manifestation de la cystite

Pollakiurie : augmentation anormale de la fréquence des mictions.

Dysurie : sensation anormale de la miction, gène à la miction

Urines troubles et mal odorantes, brûlures mictionelle

Hématurie : présence de sang dans les urines

 

Syndrome infectieux

Atteinte parenchymateuse = pyélonéphrite (maladie grave hospitalisation souvent nécessaire )

Signes :

Fièvre, frissons

Douleurs abdominales et/ou lombaires et en avant vers les organes génitaux externes

Empâtement des fosses lombaires

Douleur hypogastrique = prostatite (hospitalisation souvent nécessaire)

Cystite = apyrétique

 

Diagnostique bactériologique (ECBU)

A faire de préférence le matin, hors ATB thérapie

Toilette locale périméatique

Recueil des urines de milieu de jet

 

Transport dans des délais brefs

Conservation à 4°C pendant 12H maxi

 

Infection toujours mono microbienne

 

Examen cytologique

Décompte du nombre de leucocytes

Décompte du nombre de bactéries

Infection si

10 000 leucocytes/ml

Antibiogramme nécessaire pour adapter le TTT

 

Hémoculture à faire si présence de fièvre.

 

Bandelette urinaire

Elle permet de détecter les leucocytes et les nitrites et orienter le diagnostique

 

Examens radiologiques

ASP (abdomen sans préparation) RX abdo : recherche de lithiase

Ecographie rénale : recherche d’obstacle, de dilatation, abcèdation, mal formation.

 

La cystite aiguë non compliquée

La femme de moins de 65 ans

Pas de grossesse

Pas de risque parenchymateux

Pas terrain sous jacent

Pas d’uropathie

Pas de geste invasif (sondage, endoscopie)

 

La pyélonéphrite (infection urinaire haute)

Personne présentant des cliniques urinaires avec de la fièvre, mais également

Des signes d’atteinte des reins ou des uretères

ATB thérapie en urgence après ECBU et hémocultures

Adapter secondaire en fonction de l’antibiogramme

TTT/15jours prolongé si complication

Faire une échographie

Hospitalisation car risque d’abcès du rein (pyonéphrose), voir la fonte purulente du rein (risque de septicémie)

Comment traiter les infections urinaires ?

 

La cystite : possibilité de traitement court en dose unique ou sur 3 jours si :

C’est une femme de moins de 65 ans (jamais pour les hommes)

Pas de grossesse en cours

Pas d’existence d’atteinte rénale, ni de signe qui le laisse penser

Pas d’antécédent lourd (notamment de dépression)

Pas de gestes d’urologie récents ou de pose de sonde urinaire

 

Dans les autres cas proposer un TTT d’au moins 5 jours et si possible documenté par un ECBU.

 

Epidémiologie

40 à 50% des infections urinaires sont nosocomiales et touche 1% des patients hospitalisés

taux de létalité 0.1%

durée du séjour prolongée de 2.4 jours en moyenne

 

facteurs de risques

Lié au sondage : pose et durée du sondage

Lié au patient : femme, âge, pathologie sous jacente

 

 

 Merci Jean C.!

 

 



Article ajouté le 2007-04-11 , consulté 1879 fois

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