Le Muscle (suite)

2.     Conséquence : perte de la mobilité

·   Objectifs principaux des rééducateurs

Ils interviennent dans les démarches de rééducation des patients pour :

 

­    limiter les effets indésirables de l'immobilisation :

~     enraidissement articulaire

~    rétraction capsulo-ligamentaire

~    amyotrophie : si un sujet ne bouge pas, ces muscles perdent du volume et de la force.

~    altération du schéma corporel : par exemple, le schéma de la marche.

~    Trouble du décabitus (trophique, cutané, circulaire, attitude vicieuse) en lien avec l'absence de mouvements.

 

­    agir sur les incapacités (définition : réduction partielle ou totale de la capacité d'accomplir une activité d'une façon ou dans des lieux considérés comme normal pour un être humain) pour en limiter les conséquences. Lorsqu'on prend en charge un patient, il faut évaluer son degré d'autonomie. Par exemple, lorsqu'on a une fracture du coude, on se trouve dans l'incapacité de porter la main à la bouche donc, de manger.

 

­    construire avec le sujet et son entourage un projet d'aménagement de ses fonctionnalités (poste de travail, aménagements domestiques…) afin de limiter ses désavantages. Le désavantage social d'un sujet est le préjudice qui résulte de sa déficience ou de son incapacité qui limite ou interdit l'accomplissement d'un rôle considéré comme normal, compte tenu de l'âge, du sexe et des facteurs socioculturels. On agit sur l'incapacité, et, on aménage avec le sujet et son entourage un projet d'aménagement de ses fonctionnalités afin de limiter ses désavantages (= handicaps). Par exemple, lors d'une fracture au genou, on ne peut plus le plier donc, on a une incapacité. Pour un corps de métiers où les personnes sont souvent à genoux, cela représente un désavantage majeur alors que pour un corps de métiers où les personnes travaillent assises à un bureau, le désavantage est plus faible.

 

 

 

II.           Moyens d'action

1.     Mobilisation passive

a)     Définition

La mobilisation passive, c'est mobiliser deux ou plusieurs segments osseux sans l'intervention de la volonté du sujet et en dehors de toute activité musculaire.

Cette mobilisation intéresse toutes les pièces osseuses. Elle est soit réalisée par un tiers (thérapeute), soit par l'utilisation d'un système mécanique (arthromoteur) ou tout autre intermédiaire.

Exemple : arthromoteur :

­     mobilisation passive du rachis cervical

­     ballon de Klein

 

b)    Indications

Les indications pour utiliser la mobilisation passive sont :

­    Chaque fois qu'un sujet est dans l'impossibilité de réaliser volontairement des mouvements (paralysie…).

­    Chaque fois qu'un sujet est empêché (contrainte de traitements médicaux ou chirurgicaux, délai de consolidation…) de réaliser volontairement les mouvements.

 

c)     Principes

Les principes pour la mobilisation passive sont :

­     Respect des amplitudes articulaires physiologiques ou prescrites

­     Respect de la non douleur : lorsque on mobilise une articulation de manière passive, le patient ne doit ressentir aucune douleurs.

­     Moindre contrainte articulaire (bras de levier court)

­     Reproduire passivement des gestes fonctionnels ou familiers

Exemple du bras de levier court : on mobilise, par exemple, que l'avant bras en le soutenant au coude, c'est une mobilisation lente qui respecte les amplitudes physiologiques.

 

d)     Précautions

Les précautions pour la mobilisation passive sont :

­     S'assurer de la solidité des montages d'ostéosynthèse. Ces montages d'ostéosynthèse permettent de remettre en continuité les os mais, ils ne remplacent pas la consolidation osseuse.

­     Prise et contre-prise précises

­     Respect des amplitudes articulaires

­     Respect de la non douleur (+++)

­     S'assurer de l'absence de risque vasculaire. Il ne fau pas mobiliser un sujet passivement en cas de douleur ou doute de phlébite.

 

e)     Méthodes

Cette partie reprend ce qu'on a vu précédemment.

 

f)     Effets souhaités

Les effets souhaités pour la mobilisation passive sont :

­     Stimulation de la synoviale

­     Maintien d'une mobilité articulaire fonctionnelle

­     Conservation de l'image motrice

­     Eviter les complications du décubitus :

~  raideurs articulaires

~  troubles veineux et trophiques

 

g)     Contre-indications

Les contre-indications pour la mobilisation passive sont :

­     Articulation douloureuse ou toutes douleurs suspectes

­     Fracture non consolidée

­     Montage d'ostéosynthèse fiable mais, non "solide" : risque de débricolage du matériel

­     Les pathologies vasculaires comme les phlébites

 

 



Article ajouté le 2007-03-31 , consulté 285 fois

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