Les prélèvements bactériologiques

LES PRÉLÈVEMENTS BACTÉRIOLOGIQUES

 

 

 

 

 

I.     Généralités concernant la réalisation des examens

Explication orale du déroulement d'un examen

 

 

 

II.     Procédures à respecter pour assurer la fiabilité des résultats

1.      Se référer au protocole de prélèvements

Il y a souvent des procédures, des cahiers avec des informations sur les prélèvements. On peut aussi appeler le laboratoire pour plus d'explication.

 

 

2.    Rechercher les précautions de réalisation

Pour le prélèvement des selles, par exemple, il ne faut pas le faire après que la personne ait absorbé un produit de contraste radio opaque qui rend les intestins opaques lors de la radio.

 

 

3.    S'informer sur l'indication

Quand on voit dans le dossier du patient que le médecin a prescrit une analyse sanguine, il faut savoir pourquoi le médecin demande cet examen. Cela peut être dans le cadre d'une recherche épidémiologique, il faut savoir si c'est pour poser un diagnostic, cela peut être pour éliminer une hypothèse diagnostic, ou, s'assurer de l'efficacité d'un traitement.

 

 

4.    Déroulement

1.       Programmer le soin en tenant compte des précautions de réalisation et de "l'urgence"

Il y a des fois où le cas clinique du patient est préoccupant donc, il faut vite faire les analyses pour pouvoir mettre en œuvre le traitement.

 

2.     Demander au médecin prescripteur de renseigner, au niveau médical, la feuille étiquetée du laboratoire

Il existe différentes feuilles étiquetées, de couleurs différentes, qui permettent de donner des renseignements au médecin du laboratoire. Chaque feuille est destinée à un laboratoire spécifique qui a une spécialité.

 

3.     Vérifier la prescription médicale dans le dossier de soin

Il ne faut jamais vérifier la prescription sur le tableau de programmation.

 

4.     Rechercher les informations données par le médecin au patient, sur son état de santé

Quand on fait un examen à un patient, il peut nous demander pourquoi on fait cet examen. Il faut obligatoirement que le médecin ait déjà donné le diagnostic pour répondre. Ce n'est pas à l'infirmière de donner le diagnostic médical. C'est considéré comme une faute professionnelle.

 

5.     Rechercher, au niveau du recueil de données, la capacité physique, psychologique, cognitive… de la personne à participer à l'examen

 

6.     Informer la personne soignée de la finalité de l'examen

Il faut dire au patient, succinctement, la but de l'examen. Par exemple, pour un examen sanguin, on peut dire que le médecin veut voir le taux de globules rouges.

 

7.     Préparer le matériel

 

8.     Vérifier la date de péremption du matériel stérile

 

9.     Expliquer au patient le déroulement du soin

Par exemple, le prélèvement d'urine se fait par le patient seul donc, il faut lui expliquer comment se fait le prélèvement.

 

10.  S'assurer de la compréhension du déroulement des soins par la personne soignée

 

11.   Informer les aides soignantes

Il faut informer les aides soignantes si un patient doit faire un prélèvement d'urine pour qu'elles soient au courant si un patient demande à aller aux toilettes.

 

12.  Etiqueter le prélèvement après avoir vérifié l'identité du patient

 

13.  Mettre dans la poche, l'échantillon du prélèvement, la demande d'examen renseigner par le médecin avec le bon du laboratoire

Le bon du laboratoire identifie l'heure et la date, l'identité du préleveur, l'heure et la date du prélèvement et le service dans lequel a été fait le soin.

 

14.  S'assurer de l'acheminement de l'examen au laboratoire et/ou des conditions de conservation

Par exemple, en infectieux, il faut s'assurer que les germes soient encore vivants à leur arrivée au laboratoire.

 

15.  Noter, dans le dossier de soins, la date de réalisation et l'identité du préleveur

 

16.  S'assurer du retour des résultats et du fait qu'ils soient communiqués au médecin

 

17.  En cas d'anomalies des résultats, informer immédiatement le médecin prescripteur

 

 

 

III.     Examen des selles

Il existe 2 types d'examens :

­    la coproculture : culture de micro-organismes à partir de matières fécales.

­    l'examen parasitologique des selles : examen macroscopique puis, microscopique de recherche de parasitose. Ex : taenia.

 

 

1.      La coproculture

a)     Objectif

L'objectif de la coproculture est de rechercher des bactéries pathogènes dans les selles. Il y a 3 types de recherche :

­    l'examen direct : le laboratoire fait un examen de visu pour rechercher la présence de leucocytes témoignant de l'invasion de la muqueuse intestinale par des bactéries.

­    l'ensemencement : il se fait sur des milieux de cultures appropriés c'est-à-dire, qu'au niveau du laboratoire, ils mettent la matière fécale sur des cultures pour que les bactéries s'y développent.

­    la recherche de toxine : le médecin peut demander cet examen au laboratoire pour confirmer son idée de pathologie. Ex : la colique.

 

a)     Délai d'exécution

Les résultats arrivent le jour même pour l'examen direct. Par contre, si le laboratoire doit mettre en culture les bactéries et doit faire un antibiogramme, il faut compter 48 à 72h.

 

b)    Principales indications

On effectue un examen des selles :

­    Pour tous les syndromes diarrhéiques

­    Pour les personnes qui sont très vulnérables aux infections

 

c)     Réalisation

L'examen doit être pratiqué avant toute exploration radiologique du tube digestif contenant un produit de contraste opaque ou avant la préparation à une coloscopie.

 

d)     Déroulement

1) Programmer le soin en tenant compte des précautions de réalisation

Cf. réalisation

2)Demander au médecin prescripteur de renseigner, au niveau médical, la feuille étiquetée du laboratoire

3)Vérifier la prescription médicale dans le dossier de soin

4)Rechercher les informations données par le médecin au patient, sur son état de santé

5)Rechercher, au niveau du recueil de données, la capacité physique, psychologique, cognitive… de la personne à participer à l'examen

6)Informer la personne soignée de la finalité de l'examen

7)Préparer le matériel

8)Vérifier la date de péremption du matériel stérile

9)Expliquer au patient le déroulement du soin

Il faut expliquer au patient qu'il faut recueillir ses selles dans un récipient stérile ou du moins, propre, et, qu'il faut garder les mains à l'extérieur.

10)   S'assurer de la compréhension du déroulement des soins par la personne soignée

11)    Informer les aides soignantes

Pour aller à selles, le patient va faire appel aux aides soignantes donc, elles doivent être au courant.

12)   Etiqueter le pot après avoir vérifié l'identité du patient

13)   Mettre dans la poche, l'échantillon du prélèvement, la demande d'examen renseigner par le médecin avec le bon du laboratoire

14)   S'assurer de l'acheminement du prélèvement au laboratoire et des conditions de conservation

On peut conserver le prélèvement quelques heures à +4°C.

15)   Noter, dans le dossier de soins, la date de réalisation et l'identité du préleveur

16)   S'assurer du retour des résultats et du fait qu'ils soient communiqués au médecin

17)   En cas d'anomalies des résultats, informer immédiatement le médecin prescripteur

 

 

2.    Examen parasitologique des selles

C'est la même chose que la coproculture dans le déroulement de l'examen sauf qu'il faut faire le prélèvement 3 jours de suite.

 

 

 

IV.    Examen des urines : ECBU

ECBU signifie examen cytobactériologique des urines.

Normalement, les urines sont stériles. La présence de germes signifie qu'il y a une infection urinaire. Il existe 2 types d'infections urinaires : les infections basses qui touchent la vessie et les infections hautes qui touchent les reins.

 

 

1.      Définition

C'est un examen cytobactériologique qui consiste en un prélèvement aseptique des urines dans un récipient stérile, afin d'en effectuer un analyse bactériologique quantitative (le nombre de bactéries) et qualitative (le nom des bactéries) pour affirmer ou infirmer la présence d'une infection urinaire et contribuer au diagnostic médical.

L'infection urinaire peut être évidente de façon symptomatique mais, ce n'est souvent pas le cas.

 

 

2.    Différents types de recherche

Il existe 2 types de recherche :

­    l'examen direct : le biologiste recherche un nombre élevé de leucocytes

­    la mise en culture avec antibiogramme : elle va permettre d'identifier quels types de germes c'est, et, le biologiste va tester à quel type d'antibiotique, ils sont sensibles.

 

 

 

3.    Délai d'exécution

Les résultats arrivent le jour même pour l'examen direct. Au bout de 24 à 48H, il peut dire que la culture est négative, et, au bout de 48 à 72h, il peut identifier le germe et faire un antibiogramme.

 

 

4.    Principales indications

Le médecin peut demander une analyse d'urine :

­    car le patient a des signes fonctionnels qui font penser à une infection urinaire

­    car le patient a un tableau infectieux et il peut se demander où est l'infection

­    car il y a des personnes qui sont sensibles aux infections (personnes âgées) donc, on peut leur faire une analyse en cas de mal être général.

­    car la sonde urinaire est une porte d'entrée d'infections donc, dès que ça devient douloureux, on fait une ECBU.

 

 

5.    Réalisation de l'ECBU par miction directe

On parle de miction directe quand le patient est autonome et qu'il peut uriner directement dans un récipient stérile.

 

a)     Précaution de réalisation

Pour être interprétable, l'examen doit être réalisé selon un protocole rigoureux, afin de ne pas ensemencer le prélèvement d'où, l'utilisation de pots à prélèvement stériles, une toilette intime rigoureuse et un lavage des mains hygiénique avant l'examen.

L'ECBU doit être fait en l'absence de toute antibiothérapie ou celle-ci doit être arrêtée depuis 5 jours. Ce n'est pas au personnel infirmier d'interrompre l'antibiothérapie. Il faut le signaler au médecin et au laboratoire, si l'antibiothérapie est en cours, en le notant sur le bon du laboratoire.

Il est préférable de faire le prélèvement des urines le matin, au réveil ou demander au patient d'attendre 4h avant d'aller aux toilettes.

 

b)    Préparation du matériel et des produits

Il faut éviter d'ensemencer le prélèvement urinaire donc, il faut : une toilette périnéale avec un savon doux liquides, des compresses imbibées de dakin, un gant de toilette à usage unique et de l'eau.

Pour le prélèvement, il faut un plateau pour amener le matériel, un rhiniforme stérile (haricot) ou un bassin stérile, un dispositif à prélèvement (monovette) et un nécessaire pour le lavage hygiénique des mains.

 

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Article ajouté le 2007-03-31 , consulté 569 fois

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