Les Antalgiques
LES ANTALGIQUES
TRAITEMENT MÉDICAMENTEUX DE LA DOULEUR
On parle d’antalgiques ou d’analgésiques.
· Physiologie de la douleur
Lésions, inflammation
Libération de substances algogènes (prostaglandines synthétisées grâce aux cyclooxygénases, en particulier…)
Propagation de l’influx douloureux au niveau central
Voie inhibitrice de la douleur
· Palier de l’OMS
3 niveaux
Débuter par le niveau 1 puis, par le niveau pour arrivée progressivement au niveau 3
· Antalgiques périphériques = niveau 1
Inhibent les cyclooxygénases : diminution de la libération de prostaglandines
Inhibition plus ou moins spécifique : effets secondaires et actions variables
Antalgiques purs
idarac® : pas très utilisé car risque de choc anaphylactique
Antalgiques et antipyritiques
Novalgine® : il a des effets secondaires important : agranulocytose, choc anaphylactique donc, il est réservé aux algies rebelles
Paracétamol : dafalgan®, doliprane®…
Effets comparables aux salicytes, bonne tolérance
Toxicité hépatique majeur si surdosage ; il existe un antidote : acétylcystéine
Antalgiques, antipyritiques et anti-inflammatoires
AINS : ibuprofène® (non anti-inflammatoire aux doses habituelles)
· Anti-inflammatoires
Antalgie
Antipyritique
Antiagrégant plaquettaire à dose faible
Effets indésirables
Risque d’ulcères
Toxicité hépatique et rénale
Syndrome de Reye (aspirine)
Antiagrégant plaquettaire
Contre indiqué pendant la grossesse (3ième trimestre)
Anti cox2 : anticyclooxygénase 2 (plus spécifique)
Celebrex® : moins d’effets indésirables gastriques
vioxx® : retiré du commerce car toxicité cardiovasculaire
· Antalgiques centraux faibles : niveaux 2
Interaction avec les récepteurs opioïdes avec une constante d’affinité faible
Codéïne :
Association : efferalgan codéïné®
Dextropropoxyphène (antalvic®)
Association : diantalvic®
néfopam® : acupanaire
non morphinique, voie injectable seulement
tramadol : topalgic®
utilisé en cancérologie et au bloc opératoire, en voie orale ou injectable
· Antalgiques centraux forts : niveaux 3
Interaction avec les récepteurs opioïdes avec une constante d’affinité forte
Agonistes purs (stupéfiants)
Morphine : sévrédol®, skénan® (à libération prolongée) : elle existe à libération prolongée ou sous forme de pompe
Hydromorphone : sophidone LP®
Oxycodone : oxycotin LP®, oxynorm®
Péthidine : péthidine®
Fentanyl : durogesic® (sous forme de patch qui agit pendant 72h), actique® (sous forme de sucette aromatisée)
Avec tous ces médicaments, on fait une rotation des opioïdes. Quand un patient devient résistant à un de ces médicaments, on l’échange avec un autre.
Agonistes-antagonistes : ont un effet plafond
Nalbiphine-nubain®
Buprénorphine : temgesic® (liste 1 mais ordonnance sécurisée)
Ne pas associer en agoniste avec en agoniste-antagoniste
Ne pas remplacer un agoniste par un agoniste-antagoniste : syndrome de sevrage par déplacement
Effets secondaires des antalgiques morphiniques
Constipation
Dépression respiratoire (pas gênant si on utilise la morphine au bon dosage)
Antitussif
Sédatif (il peut parfois avoir l’effet contraire)
Vomissement
Mycosis
Hallucinations, convulsions (signe de surdosage)
Toxicomanogène (pas de dépendance pour les patients qui en ont besoin)
Stupéfiants
Médicaments particulièrement susceptibles d’être détourné de son usage par les toxicomanes
Ils ne peuvent être prescrit que sur ordonnance sécurisée
Cette ordonnance a une validité de 7 jours (parfois 14 à 28 jours)
· Les autres antalgiques
Douleurs de désafférentation = douleurs neuropathiques (cellules nerveuses)
Antidépresseur tricyclique
Benzodiazépine : clonazepam®, lexomil® (antianxiolitique, somnifère)
Antiépileptique : carbamazépine, gabapentine
Merci à Aurélie L. !

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