La communication
La communication
Eléments de base de la communication
Information et communication
Il faut distinguer information et communication
Information
- C’est la fois l’opération action d’informer
- C’est un contenu, c’est ce qui informe ce qui donne forme en réduisant l’incertitude.
La communication
Etymologiquement c’est mettre en commun un contenu intellectuel et affectif.
Elle correspond à l’ensemble des processus physiques et psychologiques grâces auxquels s’effectue la mise en relation de une ou plusieurs personnes (émetteurs) avec une ou plusieurs personnes (récepteurs). Cette mise en relation cherche à atteindre certains objectifs.
Il y a cinq enjeux de l’acte de communiquer :
- Informatif
- Positionnement par rapport aux autres
- Mobilisation et influence des autres
- Relationnel
- Centré sur la régulation des relations
Le besoin de communiquer permet à la personne à la fois de s’individualiser et d’autre part de participer aux échanges sociaux.
Les processus de la communication
Elle va venir dans les années 40/50 les chercheurs vont essayer de comprendre pourquoi les informations ne passées pas.
Le 1er à en parler est LASSWEL :
Qui, dit quoi, par quel moyen, à qui, avec quel effet.
Qui : émetteur
Dit quoi : le message
Quel moyen : canal
A qui : récepteur
Avec quel effet : impact du message
Le 2ème c’est SHANNON (théories de l’information)
(voir schéma transmission de l’information)
Le 3ème VIENNER (informaticien)
Il introduit le message de retour (feed back), l’émetteur change de rôle (voir schéma)
Les composants de la communication
Emetteur : c’est la source du message
Récepteur : le destinataire, celui qui reçoit le message
Le message : c’est le contenu, signe perceptible qui stimule le récepteur et apporte de l’information, message aller et retour (feed back)
Le canal : il permet la transmission de l’information, c’est la voie de circulation des messages, les caractéristiques du canal donnent des contraintes et des limites à la transmission du message.
Le code : c’est la transmission d’une information en repérables selon un système de règles et le décodage n’est possible que si le récepteur connaît le système de règles.
Les bruits : la notion de bruit recouvre tous les éléments parasites qu dénaturent le message et rendent sa compréhension difficile.
Le référent : c’est tous les éléments qui se rapportent à la situation et à son contexte
La communication humaine
On peut dire qu’il faut prendre en compte des variables comme la personnalité des interlocuteurs, les signifiants et les interprétations du message.
Les personnalités : les individus qui communiquent sont caractérisés par histoire personnelle, leurs motivations, leur niveau intellectuel et culturel, leur cadre de références, leur statut social, les rôles qui en dépendent et leurs capacités personnelles (physique et psychologique).
La communication c’est une mise en commun, elle rend possible l’action sur autrui par
- L’information transmise
- L’influence exercée
- direct (un ordre)
- indirecte (un conseil, une forme de manipulation)
les signifiants : Au-delà de l’échange d’informations, la communication implique un échange de significations, les éléments de la communication sont essentiellement des symboles plus ou moins commun des interlocuteurs, plus ou moins clairs, pas toujours univoque (un seul sens).
Il existe donc une charge symbolique des significations ou les mots utilisés induisent des associations de sens qui ouvrent des champs de compréhension réceptifs chez les interlocuteurs. Ainsi l’aptitude à communiquer entre deux personnes appartiennent au même milieu culturel (le même milieu symbolique, le même cadre de références).
Il existe un filtre lié au système de valeur individuel qui sélectionne certains éléments d’information. Ce tri est non conscient.
Il existe un effet de halo constitué par la résonance symbolique de certains mots ou gestes qui peuvent déclencher des chaînes d’associations.
Les fonctions du message
Plusieurs auteurs les psychologues, des linguistes ont défini les fonctions du message (il à 6 fonctions)
La fonction expressive :
Elle est centrée sur l’émetteur du message, elle exprime l’attitude de l’émetteur à l’égard du contenu de son message et de la situation. Le message apporte de l’information sur les émotions, les sentiments, les idées de l’émetteur. Elle est centrée sur le JE
La fonction conative :
Elle est orientée vers le récepteur, le message vise à exercer une action dur ce récepteur elle est centrée sur le TU ou le VOUS.
La fonction référentielle :
Elle est centrée sur le référent, le message à l’objet auquel il se réfère et dont il décrit ses caractéristiques. Il est centré sur le IL ou ELLE.
La fonction phatique :
Très importante : Elle correspond à tout ce qui est mis en œuvre pour établir ou contenir le contact.
La fonction méta-linguistique :
Elle est centrée sur le code et vise à donner des explications sur le code et son utilisation (ex : travail le vocabulaire).
La fonction poétique :
Elle correspond à tout ce qui apporte un supplément de sens par le jeu des mots, des structures syntaxiques, des rythmes, des tonalités.
Ainsi ces six fonctions du message ne s’excluent pas les unes des autres mais peuvent êtres de façon plus ou moins privilégiées présentes dans toute communication.
Les fonctions phatique et méta-linguistique, sont premières dans l’établissement de la communication puisqu’elles permettent l’ajustement du récepteur et l’émetteur.
Organisation de la communication inter-individuelle
· Les apports de l’école de PALO-ALTO (école de pensée, institut de recherches)
Leurs travaux sont une base qui porte sur la théorie de communication. AXIOME.
- On ne peut pas ne pas communiquer, la communication humaine c’est un comportement chez l’homme, il n’existe pas de non-comportement.
- il existe deux niveaux de la communication
- le contenu
- la relation
Tel que le second englobe le premier et correspond à une méta-communication.
3. La nature d’une relation dépend de la pénétration des séquences des relations entre les partenaires.
4. La communication digitale et la communication analogique
· La communication digitale
Elle correspond au message langagier (verbal) qui utilise un système de signes, qui constituent la langue. Elle permet de transmettre le contenu du message.
· La communication analogique
Elle correspond à la communication non verbale et transmet ce qui se rapporte à la relation.
Les êtres humains usent de deux modes de communication, digital et analogique. Le langage digital (verbal) possède une syntaxe logique très complexe et commode, mais il manque d’une sémantique appropriée à la relation, à l’opposé le langage analogique possède bien la sémantique mais pas la syntaxe appropriée une définition non équivoque de la nature des relations.
5. Les interactions symétriques et les interactions complémentaires
Tout échange de communication est symétrique, s’il est fondé sur l’égalité et complémentaire, s’il est fondé sur la différence.
Echanges symétriques | ||
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Parents Enfants Adultes |
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Parents Enfants Adultes |
Echanges complémentaires | ||
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Parents Enfants |
|
Enfants Adultes |
Les différents modes de communication
On peut classer les différents modes de communication, suivant leur degré de complexité et de leur apparition au cours du développement des personnes et des espèces.
C’est un comportement qui relève de l’organisation spatiale et qui implique un déplacement de l’ensemble du corps. C’est ce qu’on appel la proxémie (théorie de Edouard T HALL).
La distance qui sépare l’émetteur du récepteur n’est pas fortuite, elle est déterminée par des règles qui dépendent des intentions des interlocuteurs et de la culture du groupe.
La distance intime ( moins de 50 CM)
Elle permet à deux personnes de se parler sur un ton confidentiel ou il est possible d’avoir des échanges riches émotionnellement ou le contact physique est possible. Cette distance montre une confiance réciproque et l’intrusion d’un tiers dans cet espace déclenche un sentiment d’insécurité.
La distance personnelle (50 CM à 1 M)
Elle permet l’échange à voix normale tout en ayant une vision du comportement de l’autre, elle permet de se serrer la main.
La distance sociale (1 M à 2.50 M)
Elle permet la communication verbale sons contact physique, elle est souvent matérialisée par l’intermédiaire d’un meuble.
La distance publique (plus de 2.50 M)
Elle permet la communication entre plusieurs personnes.
La localisation
C’est la façon de se positionner vis à vis de l’autre et donne une indication importante sur les intentions de celui qui choisit une place.
Les communications reliées à l’attitude corporelle
Le tonus, la posture, la façon de se tenir indique des éléments qui ne trahissent pas les paroles.
Les communications qui reposent sur les coordinations complexes de la micro motricité (les mimiques, les regards, les sourires, la vocalisation)
L’état émotionnel et affectif de la personne se traduit par des mouvements plus ou moins contrôlés qui indiquent le degré de tension ou de relaxation de la personne.
Le langage
Il atteste de grandes capacités motrices et intellectuelles dans l’apprentissage et la maîtrise du code symbolique. Le langage est un élément individuel et social et pour cela il ne peut donner une représentation exacte de ce qu’il essai d’exprimer. Il y à toujours impossibilité à faire coïncider le vécu du sujet et l’ordre symbolique de la langue. Le signifiant et le signifié sont deux réseaux de relation qui ne se recouvre jamais exactement. Une distance importante existant toujours entre le mot et sa représentation. (exemple le chat)
Signifiant Image acoustique
Signifié Concept
Les principaux obstacles de la communication
La mémorisation
Elle a un impact sur la transmission de l’information et elle s’altère dans la durée. (valeurs moyennes 25% des informations perdues en ½ heure et 50% en une heure)
La communication en relais
On sait que quand on transmet un message par une chaîne de relais, le message se transforme au bout de 5 à 6 relais. Le message se transforme et il a perdu 70% de ses détails.
Les différences culturelles et les dissonances cognitives (Léon FESTINGER psychosociologue américain)
Le risque face aux dissonances un phénomène, qui lorsque des informations nouvelles viennent en contradiction avec notre système de pensée, nos idées. La tendance va être à réduire, à négliger l’information nouvelle. C’est un filtre puissant à toutes informations, tous les éléments nouveaux vont être plus ou moins adoptés plus ou moins transformés.
Les différences culturelles entre l’émetteur et le récepteur
C’est un différentiel entre le niveau de culture l’un et de l’autre. (tendance à adapter le langage pour s’exprimer à une personne, l’utilisation d’un langage enfantin face à une personne âgée)
La polysémie des signes utilisés (l’ambiguïté des mots)
L’implicité des références (je te dis pas, imagine)
L’influence du contexte (on ne dit pas la même chose en public et en privé)
La représentation du récepteur
Exemple : un étudiant qui utilise un plus que simpliste face à une personne hospitalisée alors que le patient est professeur de médecine)
La communication paradoxale
C’est lorsqu’on utilise le paradoxe (communication à doubles liens)
On est dans une situation ou les personnes en présence sont fortement liées entre elles par des liens affectifs ou hiérarchiques. Un message est émis et structuré de façon à affirmer quelque chose, il affirme quelque chose sur cette 1ère affirmation et au final les deux affirmations s’excluent. (Ex : si je vous dis, je mens, et quand je dis, je mens, je ne mens pas)
Merci à Jean C. !

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