Au Bord de l'eau...Le monde des microbesLE MONDE DES MICROBES LES MODES DE CONTAMINATION I. Le monde des microbes On appelle microbes, tous les êtres vivants, dont l’introduction dans l’organisme, est capable de provoquer une maladie infectieuse. C’est le Dr Sédillot qui a inventé le mot “microbe” qui veut dire “petite vie” pour regrouper tous les micro-organismes responsables des maladies infectieuses. Le mot “infection” veut dire “mélanger” : c’est le mélange entre l’organisme et un ou plusieurs microbes. 1. Les bactéries a) Définition Ce sont des êtres unicellulaires simples. Les bactéries n’appartiennent ni au règne végétal, ni au règne animal mais, au règne protiste-procaryote (organisme unicellulaire dont le noyau est dépourvu de membrane et réduit à un seul chromosome) Sa taille est de l’ordre du micron. b) Leur reproduction Elles sont douées d’une reproduction autonome, la scissiparité (une cellule mère donne 2 cellules filles). La scissiparité nécessite des conditions favorables : température, hydrométrie, la présence ou non de nutriments…. Si ces facteurs sont favorables à la bactérie, la multiplication peut être extrêmement rapide. Dans un milieu défavorable, elles peuvent prendre une forme sporulée qui est une vie ralentit. c) Les types de bactéries Il existe plusieurs classements pour les bactéries : · Selon la pathogénie Bactéries non pathogènes : C’est la flore commensale ou saprophyte qui vit en symbiose avec l’être humain mais, qui, dans certaines conditions, peut devenir pathogène. Bactéries pathogènes Ce sont des bactéries qui génèrent des maladies spécifiques. · Selon leur besoin en oxygène Bactéries aérobies : Ce sont des bactéries qui ont besoin d’oxygène pour se développer. Bactéries anaérobies Ce sont des bactéries qui se développent sans oxygène. · Selon leur sécrétion Bactéries exotoxines Ce sont des bactéries qui sécrètent des toxines qui sont éliminées en permanence. Bactéries endotoxines Ce sont des bactéries qui sécrètent des toxines après leur mort. d) Leur forme Les formes des bactéries peuvent être variées : sphérique, cylindrique ou spiralée. e) Influence de certains agents sur les bactéries · Les agents qui les tuent : Chaleur supérieure à 60°, radiations, agents chimiques (antibiotiques, antiseptiques…) · Les agents qui les ralentissent : Froid, congélation, sécheresse · Les agents qui favorisent leur multiplication : Chaleur tiède, humidité, milieu riche en nutriments f) Leur classification · Coques Coques aérobies à gram +. Ex : staphylocoques Coques anaérobies à gram -. Ex : méningocoques · Bacilles Bacilles aérobies à gram +. Ex : entérobactéries Bacilles anaérobies à gram -. Ex : · Bactéries particulières 2. Les virus a) Définition Les virus n’ont pas de structure cellulaire. Ils n’appartiennent ni au règne animal, ni au règne végétal, ni au règne des protistes. Ils ne peuvent pas vivre de manière autonome c'est-à-dire qu’ils détournent l’activité d’une cellule pour se développer et se multiplier). Ils sont de très petites tailles, 1000 fois plus petits qu’une bactérie, et, ne sont visibles qu’au microscope électronique. b) Leur reproduction Ils ne sont pas doués d’une reproduction autonome. Pour vivre et se multiplier, ils doivent nécessairement coloniser une cellule et utiliser les parasites de cette cellule. Le virus est dépendant de la cellule qu’il parasite, le génome viral s’intègre au génome de la cellule parasitée jusqu’à la mort de celle-ci. c) Leur classification · Les virus à ARN Hépatite A, rubéole, grippe, rougeole, HIV · Les virus à ADN Hépatite B, variole, herpès, varicelle, mononucléose infectieuse Donc, les virus sont très fragiles car ils ne peuvent pas vivre sans cellules hôtes et, à la fois, ils sont très pernicieux car ils peuvent se multiplier très vite et en très grande quantité quand ils ont réussi à coloniser une cellule. 3. Les prions a) Définition Ce sont des particules encore plus petites que les virus. Un prion est une protéine qui résiste à la chaleur et aux ultrasons. Ce sont les agents des encéphalopathies spongiformes responsable de maladies dégénératives rares, transmissibles et toujours mortelles. Cela touche aussi bien les hommes, Creutzfeldt Jacob, que les animaux, la vache folle ou la tremblante du mouton. Ils atteignent le système nerveux central. 4. Les champignons a) Définition Ce sont des êtres unicellulaires (levures) ou pluricellulaire (mycélium). Les champignons microscopiques appartiennent au règne végétal. Ils génèrent des mycoses superficielles (cutanée, muqueuse) ou profondes (organes) qui peuvent devenir très grave chez un patient immunodéprimé. b) Leur classification Il existe différents groupes de champignons pathogènes : Les levures. Ex : candida albicans (présent normalement dans le tube digestif) Les moisissures. Ex : aspergillus Les champignons sont saprophytes : exosaprophytes ou endosaprophytes c) Leur reproduction Comme les bactéries, ils vivent et se reproduisent de manière autonome. Ils se différencient des bactéries par l’existence d’une paroi épaisse de nature cellulosique. d) Les facteurs favorisants les mycoses Les candidoses et les aspergillus sont les mycoses les plus fréquentes des infections mycosiques nosocomiales chez les immunodéprimés (en particulier) L’humidité, la macération, certains traitements favorisent l’installation des mycoses. Les patients diabétiques, atteints de cancer ou du VIH sont particulièrement exposés à la prolifération de mycoses. Lors de traitement antibiotique assez fort, cela entraîne un dérèglement de la flore intestinale et de l’immunité, ce qui rend la personne vulnérable aux mycoses. 5. Les parasites a) Définition Ce sont des êtres unicellulaires ou pluricellulaires appartenant qu règne végétal ou au règne animal. Ils vivent aux dépens d’un individu d’une autre espèce (l’homme) dont ils altèrent parfois la santé. b) Leur classification · Les protozoaires Ex : plasmodium, falciparum du paludisme · Les helminthes Ex : taenia (ver solitaire) ou bilharziose · Les ectoparasites qui vivent à la surface du corps Ex : puces, poux, morpions, acariens (gale) II. Les modes de contamination 1. Les réservoirs et les vecteurs On appelle “réservoir”, tout élément susceptible d’assurer la survie prolonger d’un agent pathogène permettant ainsi d’autres contaminations. On appelle “vecteur”, tous les éléments qui interviennent dans la transmission d’une infection mais, qui n’assurent pas la survie d’un agent pathogène sauf, sur un court laps de temps. Les micro-organismes sont partout et le microbes sot pathogènes pour l’homme. Pour qu’il y ait une infection, il faut : un agent pathogène un réservoir à microbes un vecteur une voie de pénétration dans l’organisme On distingue 3 compartiments où trouver les microbes : le milieu extérieur : sol, eau, air les végétaux et les animaux l’homme a) Le milieu extérieur · Le sol 1g de terre contient environ 10 millions de micro-organisme. L’immense majorité n’est pas pathogène pour l’homme. En surface, ils sont placés dans des conditions de survie défavorables. En profondeur, l’environnement est plus stable, c’est ainsi que les bacilles pesteux ou thyphiques peuvent survivre pendant plusieurs années et, même, s’y multiplier. Des travaux de terrassement ou d’insectes peuvent faire remonter ces micro-organismes. · L’air L’air est plus un vecteur qu’un réservoir : le microbe va se servir de l’air pour aller du réservoir à l’homme. Cependant, si les sources de contamination sont importantes (ex ; l’hôpital), cela peut devenir un réservoir à germes. · L’eau Les eaux de surfaces sont toujours très contaminées. Les eaux d’infiltration sont généralement épurées par le terrain qui joue un rôle de filtre. Les eaux résiduaires (éliminées après utilisation domestiques ou industrielles) sont toujours hautement contaminées. b) Les végétaux et les animaux Les végétaux sont en contact avec le sol, l’air et l’eau donc, toujours contaminés. Ils sont aussi vecteurs de microbes. Les animaux mangent des végétaux et d’autres animaux, ils vivent sur et dans le sol, ils respirent l’air ambiant et boivent l’eau. Donc, ils sont réservoir et vecteur. Ex : les puces des rats transmettent la peste les poux transmettent le typhus les tiques transmettent la maladie de lyme c) L’homme L’homme sain peut être porteur sain de microbes. L’homme peut être atteint d’affections inapparentes, sans signes cliniques mais, avec des signes biologiques témoins de la réponse physiologique de l’organisme. L’homme est, à la fois, vecteur et réservoir. 2. La pénétration dans l’organisme a) Les voies respiratoires Chaque mouvement respiratoire provoque l’entrée d’air porteur de milliers de micro-organismes (parfois, des microbes se trouvent parmi eux). Chaque parole, chaque mouvement de toux entraînent l’émission de micro gouttelettes de salive (micro gouttelettes de Flügge), qui restent en suspension dans l’air, véritable nébulisation de microbes, et, assurent plus ou moins longtemps la survie des microbes. b) Les voies digestives Les aliments et les boissons peuvent être contaminés, la plus souvent, par contact manuel. Une fois contaminé, l’aliment permet le développement de germes. L’ingestion de ces aliments ensemence le tube digestif malgré les solides défenses de l’organisme dans ce milieu, il arrive que la contamination soit possible. c) Les voies cutanéo-muqueuses La peau est une véritable barrière. Les muqueuses sont, elles, plus vulnérables. Le plus souvent, une irritation ou une excoriation est nécessaire pour laisser passer les microbes. Le pourtour des orifices naturels au niveau de la jonction cutanéo-muqueuse est un lieu privilégié à la pénétration de germes. d) La voie transplacentaire L’enfant, au sein de sa mère, est en relation avec le milieu intérieur de la mère par l’intermédiaire du placenta. Certains microbes sont capables de traverser le placenta et de causer de très graves maladies chez le fœtus. C’est également le cas par l’intermédiaire de l’alimentation du nouveau né au sein.
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